Germaine Dulac

Germaine Dulac

Germaine Dulac, née Charlotte Élisabeth Germaine Saisset-Schneider le 17 novembre 1882 à Amiens et morte le 20 juillet 1942 dans le 17e arrondissement de Paris, est une réalisatrice, productrice et scénariste française. Germaine Saisset-Schneider est la fille du général Maurice Saisset-Schneider et la nièce du conseiller d'État Raymond Saisset-Schneider. Considérée comme «sensible, généreuse, indépendante, possédée par la passion de la recherche et du neuf», Germaine Dulac épouse en 1905 Albert Dulac, agronome socialiste et futur romancier. Sa vie professionnelle commence en 1906 au journal féministe La Française où, jusqu'en 1913, «elle rédige principalement des portraits de femmes et des critiques de théâtre». Elle écrit également quelques pièces de théâtre. Elle est parmi les premières en France à envisager le cinéma comme un grand art, auquel elle se consacre dès 1916. Elle se sépare d'Albert Dulac en 1920 et s'installe dans une relation avec Marie-Anne Colson-Malleville, qui dure jusqu'à la fin de sa vie. En 1916, elle fonde avec Irène Hillel-Erlanger une maison de production, la «DH Films». Après avoir manifesté ses dons émotionnels et plastiques, dans Les Sœurs ennemies (1915) et Venus Victrix (1917), elle réalise, d'après un scénario de son ami Louis Delluc, La Fête espagnole (1919), et devient une des fortes personnalités de la première avant-garde. Dès 1920, elle publie de nombreux écrits historiques aux vues nouvelles et pénétrantes. Après La Mort du soleil (1921), elle accomplit son chef-d’œuvre avec La Souriante Madame Beudet (1923), critique de la vie conjugale petite-bourgeoise ou, en termes modernes, de «l'incommunicabilité du couple». Après 1924, elle milite aussi avec ardeur pour répandre l'amour du cinéma et contribue à développer les ciné-clubs. Plus tard, elle rejoint la «seconde avant-garde», avec La Coquille et le Clergyman (1928) (d'après Antonin Artaud), puis elle réalise des symphonies d'images, alliées à la musique, avec Disque 957 (1927) (d'après Chopin) ou Thèmes et Variations (1928). Quand le cinéma sonore empêche dorénavant une production totalement indépendante, elle préfère se consacrer aux actualités. Elle entre chez Gaumont en 1931. De 1933 à 1940, elle est directrice adjointe des Actualités Gaumont. Présidente de la section Cinéma du Conseil national des femmes françaises dans les années 1930, elle meurt à Paris le 20 juillet 1942. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (74e division). Source: Article "Germaine Dulac" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.

  • Ce qu'il a dit, ce qu'il a fait
  • Le retour à la vie
  • Le cinéma au service de l'histoire
  • Celles qui s'en font
  • Ceux qui ne s’en font pas
  • Un peu de rêve sur le faubourg
  • Étude cinégraphique sur une arabesque
  • La Coquille et le Clergyman
  • Danses espagnoles
  • Thèmes et variations
  • Disque 957
  • Princesse Mandane
  • L’invitation au voyage
  • Antoinette Sabrier
  • Le diable dans la ville
  • Âme d'artiste
  • La Souriante Madame Beudet
  • Gossette
  • La Porteuse de pain
  • La mort du soleil
  • La Belle dame sans merci
  • La fête espagnole
  • La Cigarette
  • Âmes de fous

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